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« Quant au bâillement, il est provoqué par Satan [Chaytân] »

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Message  *Nourelhouda* le Jeu 6 Sep - 10:40

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


D’après Abû Hurayrah (radhiallâhu ‘anhu), le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : «
Certes Allâh aime l’éternuement et Il blâme le bâillement. Lorsqu’une
personne éternue, il est du devoir de chaque musulman qu’il l’entend de
lui dire : Qu’Allâh t’accorde Sa Miséricorde. Quant au bâillement, il
est provoqué par Satan [Chaytân]. Quand l’un d’entre vous bâille, qu’il
le repousse autant qu’il le peut. Si l’un d’entre vous bâille
[ouvertement] Satan rit de lui »
[1]


Al-Hâfidh Ibn Hadjar (rahimahullâh) dit [dans son commentaire] :


Ibn
Battal a dit que le fait d’attribuer le bâillement à Satan signifie que
cela lui plaît et qu’il le veut. Ce qui veut dire, que cela lui fait
plaisir de voir l’homme bâiller puisque ce geste déforme son visage et
cela le fait rire. Mais cela ne veut pas dire que c’est Satan qui
provoque le bâillement. Ibn al-Arabî dit : Certes, ce qui nous est
expliqué, c’est que tout acte blâmable dans la loi religieuse [Char’]
attribué à Satan, est accompli sous son inspiration. Et tout bon acte
dans la loi religieuse attribué à l’ange est accompli avec son appui.
Il dit [Ibn ‘Arabî] : le bâillement résulte du fait de se remplir et
cela entraîne la paresse, ce qui se fait avec une assistance de Satan
[Chaytân]. L’éternuement [al-‘Atâs] résulte de la digestion et cela
entraîne plus de vivacité. Ce qui arrive grâce à l’assistance de
l’ange. An-Nawawî dit : le bâillement est attribué à Satan parce qu’il
excite le plaisir et résulte de la lourdeur du corps, de sa relaxe et
de son remplissage. Il s’agit ici de mettre en garde [Tahdhîr] contre
la cause qui le provoque, à savoir manger excessivement.


La parole : « Quand l’un d’entre vous bâille, qu’il le repousse autant qu’il le peut »
Cela veut dire : qu’il emploie les moyens lui permettant de repousser
[le bâillement], et non pas qu’il le rejette véritablement, puisque
l’acte peut être déjà entamé. Il est dit aussi du sens : « Quand l’un
d’entre vous bâille » que cela peut aussi signifier : « Quand il a
envie de bâiller » ; Et cela est permis d’après al-Karamânî que le
passé [al-Mâdhî] prenne le même sens que le présent [al-Moudhâri’].


La parole : « Si l’un d’entre vous bâille [ouvertement], Satan rit de lui » Dans la version de Ibn ‘Adjlân il dit : « S’il dit : < Hâ ! > Satan rit de lui » Et dans la hadîth de Ibn Sa’îd : « Certes Satan entre [dans sa bouche] » Et dans sa version, il est dit : « Si l’un d’entre vous bâille dans sa prière, qu’il se retienne autant qu’il le peut »
Hadîth rapporté de at-Tirmidhî et an-Nassâ-î d’après Muhammad Ibn
‘Adjlân et Sa’îd Ibn Maqbourî selon Abî Hurayrah. Et cela a aussi été
rapporté par Ibn Mâdjah selon Sa’îd Ibn Maqbourî qui tient cette
version de son père et qui dit : « Quand
l’un d’entre vous bâille qu’il mette sa main dessus et qu’il ne sorte
pas de bruit [de sa bouche], car [sinon] Satan rit de lui »

Notre SHeikh a dit dans « Charh at-Tirmidhî » : « la plupart des
versions du hadith cité dans les Deux Sahih [al-Bukhârî et Muslim]
parle du bâillement de manière absolue. Une autre version précise qu’il
s’agit du bâillement survenu pendant la prière. Ce qui fait porter [à
interprétation] l’absolu [al-Moutlaq] sur le relatif [al-Mouqayyad].
Certes Satan [Chaytân] a de forts motifs de vouloir perturber le prieur
dans sa prière. Il est certes vraisemblable que le bâillement est plus
réprouvé au cours de la prière, mais cela ne veut pas dire qu’il ne
l’est pas en dehors de la prière. Certains [savants] parmi eux ont dit
: assurément, l’absolu l’emporte sur le relatif [al-Mouqayyad] dans
l’ordre [al-Amr] et non pas dans l’interdiction [an-Nahî]. Sa
réprobation absolue est fondée sur le fait qu’il est favorisé par
Satan. Et c’est ce qu’a affirmé an-Nawawî sur cela. Ibn al-Arabî dit
[de son côté] : Il convient d’étouffer le bâillement en toute
situation. Et plus particulièrement dans la prière, car c’est la
situation où il faut déployer le plus grand effort afin de repousser
[le bâillement], car lui laisser libre cours est une source de
déséquilibre marqué par la défiguration [de celui qui prie].


Et pour ce qui est de la parole dans la version de Abî Sa’îd chez Ibn Mâdjah : « qu’il ne sorte pas de bruit [de sa bouche] »
Cela précise la négligence de la personne [dans le fait de bâiller]. Et
lorsque ce bâillement est prolongé, cela le fait ressembler au chien
lorsque celui-ci aboie. Certainement, le chien lève sa tête et aboie
ainsi de la sorte. Et lorsque le bâilleur [agit ainsi], il ressemble
dans le bâillement, au chien. Ce qui fait qu’il devient ainsi une chose
sur laquelle [Satan] rit, de par le fait [que le bâillement] marque en
lui une certaine défiguration dans cette situation. Et dans la version
de Muslim : « Car Satan entre ... »
peut être une chose prise véritablement [au sens propre du mot], même
si Satan circule dans l’humain comme son sang puisqu’il ne l’en domine
pas pour autant, aussi longtemps qu’il perpétuera la mention du nom
d’Allâh - Ta’âla. Or celui qui bâille ne mentionne pas [Allâh], ce qui
permet à Satan d’entrer en lui réellement.


Il est probable que par « entrer », on entend « posséder »
puisque celui qui entre dans une affaire peut la maîtriser. Quant à
l’ordre de mettre la main sur la bouche, il s’applique aussi bien dans
le cas où la bouche est déjà ouverte que dans le cas où elle ne l’est
pas encore. A la place de la main, on peut utiliser un pan de son
vêtement ou ce qui y ressemble. L’usage de la main ne s’impose que
quand le bâillement ne peut être empêché par un autre moyen. A cet
égard, aucune différence n’existe entre le prieur et un autre. Mais le
geste est plus exigé de la personne en prière, comme cela a déjà été
dit. Ce cas est une exception à l’interdiction faite au prieur de
mettre sa main à sa bouche. Il est encore recommandé au bâilleur
d’arrêter sa récitation du Coran jusqu’à la fin du bâillement - Wa
Allâhu A’lâm. [2]


Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî, n° 6226

[2] Kitâb « Fath ul-Bârî bi-Charh Sahîh al-Bukhârî » de l’Imâm Ibn Hadjar al-’Asqalânî, vol-14 p.124-127
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