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AYOUB (que la Paix soit sur lui)

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Message  *Nourelhouda* le Mer 5 Sep - 15:07

Ayoub
(le Prophète Job) est l’arrière petit-fils d’Iss’hac (le Prophète Isaac),
Ibrahim (le Prophète Abraham) est son arrière-grand-père, Allah (Exalté et
Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « et parmi la
descendance (d’Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et
Aaron. », (TSC,
Al-‘An’âam ‘Les Bestiaux’ : 84) il est l’un des prophètes des enfants d’Israël,
car Ibrahim a engendré Ismaël et Iss’hac, tous les prophètes des enfants
d’Israël, sont de la descendance d’Iss’hac, sauf notre Prophète Mohammed, qui,
lui est de la descendance d’Ismaël, les enfants d’Israël vivaient tellement dans
la corruption qu’à chaque fois que disparaissait un prophète, il en apparaissait
un autre.



L’histoire de chaque prophète apporte aux gens une moralité spécifique, celle de
Younouss (Jonas) est qu’il ne faut jamais désespérer de notre appel à Allah !
Celle de Solaïman (Salomon) est qu’Allah est capable de soumettre l’univers aux
fils d’Adam et que ces derniers peuvent l’utiliser dans l’obéissance d’Allah,
celle de Dawud (David) est que la terre glorifiait Allah avec lui, et celle de
Ayoub est la foi des endurants.



Ayoub est un prophète envoyé à un peuple de Mésopotamie dont la majorité étaient
des croyants, et ils l’aimaient. Allah l’a comblé de faveurs considérables qui
n’ont été données à personne auparavant, il resta ainsi pendant cinquante
années. L’une des épreuves les plus dures à supporter est l’avilissement d’une
personne puissante.



J’adresse cette histoire aujourd’hui à deux catégories de personnes : la
première catégorie est celle de gens frappés de malheurs, à l’homme dont le père
est malade, à celui qui est pauvre et qui vit dans le besoin, à la femme dont le
mari est malade, à celle qui a perdu un fils, etc. La deuxième catégorie est
celle de gens dotés de beaucoup de faveurs mais qui n’en ressentent pas la
valeur et ne sont pas conscients de l’éventualité de les perdre.



Voyez les faveurs dont disposait Ayoub : de l’argent, des terres incomptables
d’orge et de blé, des centaines d’esclaves, une belle femme pieuse, une force
physique, quatorze enfants, une foi et un entourage pieux, des amis
innombrables, du bétail, des chevaux et des bêtes, et ce durant cinquante
années.



Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) voulut l’éprouver, Il lui ôta son argent, et
ses terres devinrent improductives, ses quatorze fils et filles moururent, il
perdit tous son bétail et son argent, il se mit à vendre ses esclaves pour se
nourrir de leur prix, puis Allah l’éprouva par une maladie physique qui le
rendit infirme, il devint incapable de bouger, ses amis crurent que sa maladie
était contagieuse et le quittèrent, seuls lui restèrent fidèles sa femme et deux
de ses amis.



Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Quant
à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de
bienfaits, il dit: «Mon Seigneur m’a honoré». Mais par contre, quand Il
l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: «Mon Seigneur m’a avili».
Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins; qui
ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage
avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez
garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée, et que ton Seigneur viendra
ainsi que les Anges, rang par rang, et que ce jour-là, on amènera l’Enfer ; ce
jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir? »
(TSC, Al-Fajr ‘l’Aube’ : 15-23).



L’aisance et l'affliction sont toutes les deux des épreuves d’Allah (Exalté et
Glorifié soit-Il), ne t’incline pas vers la vie d’ici-bas et ne te sens pas à
l’abri du stratagème d’Allah, car Il veut que tu saches qu’elle ne vaut rien
donc ne la mets pas dans ton cœur, mais travaille pour ta vie d’ici-bas parce
que tu es musulman.



La femme d’Ayoub commença à le nourrir et à le prendre en charge. Lorsque ses
ressources s’épuisèrent, elle se mit à vendre ses services aux gens, et
l’épreuve continua dix-huit ans durant.



Allah créa l’Univers en six jours pour nous montrer que tout obéit au principe
de la patience et de l’évolution, que tout vient à achèvement par la patience,
l’appel vers Allah, la veillée pour la prière, le hijab, et que tout manque
n’est que le fruit d’une absence de patience, de l’adultère, du vol…



La patience est l’essence même de la religion, la preuve en est l’histoire du
prophète Ayoub qui relate plutôt la patience que la prophétie. La seule moralité
qui a été citée 90 fois dans le coran est la patience, accompagnées d’allusions
optimistes. « Et fais la bonne annonce aux endurants » (TSC,
Al-Baqara ‘La Vache’ : 155), « les endurants auront leur pleine
récompense sans compter » (TSC, Az-zumar ‘les groupes’ : 10) et j’ai été
témoin de l’effet magique de ce dernier verset.



J’ai vu un jeune homme venir demander conseil à un cheikh, parce qu’il s’était
mis à éprouver une haine féroce à l’encontre de son épouse, il voulait la
répudier mais craignait de commettre une injustice, alors le cheikh lui récita
le verset, puis je le rencontrai un mois plus tard et l’interrogeai, il me dit :
« je me suis proposé deux choix, soit je patiente et endure et j’entre au
paradis sans compter, soit je m’incline à la vie et répudie mon épouse, alors
j’ai opté pour le premier choix, par Allah je ne peux plus me passer d’elle
aujourd’hui .» Et ceci est dû au fait qu’il ait patienté, donc Allah lui a donné
le bonheur ici-bas également en mettant de l’amour envers son épouse dans son
cœur.



« Et cherchez secours dans l’endurance et la Salāt


(la prière) : certes, la Salāt est une lourde obligation, sauf pour les
humbles. »
(TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 45), et dans un autre verset : « La fin
heureuse sera aux pieux. »


(TSC, Hoûd : 49). Le Prophète (BP sur lui) a dit : « Et sache que la victoire
est avec la patience », Allah dit au Prophète –ce qui peut être traduit
comme : « Endure avec patience la sentence de ton Seigneur, et ne sois pas
comme l’homme au Poisson [Jonas] » (TSC, Al-Qalam ‘La Plume’ : 48). Un
autre verset : « En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à
Adam; mais il oublia; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. »
(TSC, Tâ-Hâ : 115). Un autre verset incite les musulmans : « Ô les
croyants! Soyez endurants. Incitez-vous à l’endurance. Luttez constamment
(contre l’ennemi) ! » (TSC, ‘Äl-Imrân ‘La Famille d’Imran’ : 200).



Et s’il n’y avait de charme à la patience à part le fait qu’elle soit l’un des
Noms d’Allah Le Très-Haut (As-Sabour, Le Patient, le Très-Constant, qui recule
la punition des pécheurs), ceci aurait suffit.



Le Prophète (BP sur lui) dit : « Aucun serviteur (d’Allah) n’a obtenu de don
plus vaste ni meilleur que la patience. ».



Dix-huit ans plus tard, la femme du prophète Ayoub commença à s’épuiser, elle
lui demanda : « n’es-tu pas un prophète envoyé d’Allah ? » il répondit par
l’affirmative, elle lui dit : « et pourquoi donc n’invoques-tu pas Allah ? », il
lui dit : « combien avons-nous passé d’années à l’épreuve ? », elle
répondit : « dix-huit ans », il dit : « et durant combien d’années Allah nous
a-il donné ses faveurs ? », elle répondit : « cinquante ans », il dit : « Allah
nous a couvert de ses faveurs durant cinquante ans, ne devrions-nous pas
patienter et endurer tout autant ? Par Allah je ne L’invoquerai qu’après que
soit passé autant de temps en épreuve qu’il s’en est écoulé en bonheur ! ». Et
il n’invoquait que par ces mots : « Louange à Allah ».



Ceci nous rappelle le jour où le Prophète Mohammed (BP sur lui) perdit son fils
Ibrahim, il invoqua Son Seigneur de nuit en Lui disant : « je viens à Toi et
me satisfais de Toi, tout le bien est entre Tes Mains et aucun mal n’est à
T’attribuer, je viens à Toi et me satisfais de Toi. »



La femme du prophète Ayoub se mit en colère et dit : « je jure que tu dois
invoquer Allah, jusqu’à quand devrions-nous supporter cette épreuve », il lui
répondit : « Malheur à toi, mettrais-tu en colère Allah, Puissance et Majesté à
Lui ?! Si je me remets de ma maladie, je jure que je te frapperais cent
coups ! ».



Puis les gens se mirent à refuser d’employer sa femme de peur qu’elle ne soit
contagieuse.



Nous tenons tout ceci des hadiths du Prophète (BP sur lui) : « Certes le
prophète d’Allah Ayoub est demeuré éprouvé durant dix-huit ans, il fut repoussé
de son entourage proche et moins proche, sauf deux hommes de ses frères, l’un
d’eux dit un jour à l’autre : « par Allah, je vois que Ayoub a commis un péché à
l’encontre d’Allah Puissance et Majesté à Lui qui ne le lui a jamais pardonné»,
l’autre lui dit : « pourquoi donc ? », il lui répondit : « ne vois-tu pas comme
il est éprouvé, et qu’Allah ne lui a pas fait miséricorde ? », ils allèrent vers
Ayoub, entrèrent chez lui et le second dit : « sais-tu ce que celui-ci a dit ?
Il a dit que tu as commis un grand péché à l’encontre d’Allah, Puissance et
Majesté à Lui qu’Il ne t’a jamais pardonné. » Ayoub leur répondit : « je ne sais
rien à propos de ce que vous dites, je sais toutefois que je passais près de
deux hommes qui se querellaient et je retournais chez moi et priais Allah pour
qu’ils se réconcilient et je faisais l’aumône à leur intention afin qu’Allah ne
soit point désobéi sur terre », et il sombra dans la tristesse ».



Il se passa qu’une fois sa femme lui avait apporté une nourriture consistante,
et il demanda : « d’où provient cette nourriture ? » mais elle garda le silence,
il insista en vain, il insista encore, alors il apprit qu’elle s’était coupé les
cheveux et les avait vendus pour acheter de quoi nourrir Ayoub.



Quand il apprit cela, il s’émeut et se sentit obligé d’invoquer Allah –ce qui
peut être traduit comme : « Et Job, quand il implora son Seigneur : «Le
mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux»
(TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 83), et il n’attribua jamais le mal à
Allah : « Le Diable m’a infligé détresse et souffrance». (TSC, Sâd :
41).



Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Nous
l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait. » (TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les
Prophètes’ : 84), Il dit aussi –ce qui peut être traduit comme : « Frappe
[la terre] de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi
boire. » (TSC, Sâd : 42). Et là nous relevons la nécessité d’agir et de
faire intervenir nos moyens pour atteindre les objectifs. Allah fit exploser une
source sous les pieds du prophète Ayoub.



« Une eau fraîche » allait le purifier de toutes les maladies de
l’extérieur, et « de quoi boire » allait le guérir de tous les
maux de l’intérieur.



Le Prophète (BP sur lui) dit : « Lorsque Ayoub allait faire ses besoins, il
avait l’habitude d’être soutenu par sa femme […], et il se cachait pudiquement
d’elle, puis elle le prenait par la main et le raccompagnait. Un jour, il mit
beaucoup de temps. Puis il revint vers sa femme mieux que ce qu’il n’était
auparavant, elle lui dit : « qu’Allah te bénisse! N’as-tu pas vu le prophète
éprouvé ? Par Allah je n’ai jamais vu quelqu’un lui ressembler, avant son
épreuve, plus que toi ! » Il lui dit : « Ne me reconnais-tu pas ? » Elle
répondit : « Non », il lui dit : « Eh bien c’est moi, je suis Ayoub. »



Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Et que c’est Lui qui a fait
rire et qui a fait pleurer, et que c’est Lui qui a fait mourir et qui a ramené à
la vie ». (TSC, An-Najm ‘L’étoile’ : 43-44).



Les faveurs dont il jouissait auparavant lui furent rendues, le Prophète (BP sur
lui) dit : « Allah envoya deux nuages sur ses terres, un nuage passa sur la
terre où poussait le blé, il en plut de l’or jusqu’à ce que le pré en sois
rempli, l’autre nuage passa sur le pré d’orge et il en plut une averse et Allah
le rendit riche. »



Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «Et
Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse »
(TSC, Sâd : 43), sa femme redevint jeune et donna naissance à vingt-six garçons
et filles, comme si Allah lui disait qu’il n’avait pas été éprouvé et que tout
lui fut rendu et plus.



Et le plus étrange dans tout cela, c’est que le Prophète (BP sur lui)
dit : « alors que Ayoub se lavait nu, Allah envoya un troupeau de criquets qui
lui tomba dessus, c’était des criquets en or, il se mit à en enfouir dans ses
habits, Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) lui dit –ce qui peut être traduit
comme : « Ô Ayoub, ne t’ai-je pas donné de quoi te passer de ce qui est
sous tes yeux ? » il répondit : « si Mon Seigneur, mais je ne peux me
passer de Ta Bénédiction. » »



Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «Oui,
Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se
repentait. » (TSC, Sâd : 44).

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