La mort, la réalité oubliée

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Message  *Nourelhouda* le Mar 4 Sep - 15:57

Louanges à Dieu moult fois renouvelées.
Louanges à Dieu à la hauteur de Ses bienfaits et de Son supplément de
Faveur. Seigneur, louanges à Toi comme il se doit pour Ta Face honorée
et la Magnificence de ton Pouvoir. Gloire à Toi Seigneur ; je ne suis
point capable de Te louer comme il convient ; Tu es Tel que Tu T’es
loué Toi-Même. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allâh, l’Unique
sans associé. Et j’atteste que notre maître et Prophète Muhammad, est
le Serviteur, le Messager, l’Élu et le Proche Ami de Dieu. Il est le
meilleur Prophète jamais envoyé par Dieu. Dieu l’a envoyé au monde
entier en guise d’annonciateur de la bonne nouvelle et en guise
d’avertisseur. Seigneur, accorde Ta prière, Ta paix et Tes
bénédictions, à notre maître Muhammad, ainsi qu’à sa Famille, une
prière et une paix permanentes et indissociables jusqu’au Jour Dernier.
Je vous enjoins — ô musulmans — ainsi qu’à ma personne pécheresse, la
crainte d’Allâh — Exalté soit-Il.

Serviteurs de Dieu,

Je
vais vous entretenir aujourd’hui d’un sujet que nombre de gens
rechignent souvent à aborder, et dont maintes personnes n’aiment pas
entendre parler : il s’agit de la mort.

Il est consternant de
voir comment une personne croyant en Dieu et en Son Messager rechigne à
parler de la mort ou se sent mal à l’aise lorsque le sujet est évoqué.
Pourtant, le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — a dit :
« Rappelez-vous constamment le démolisseur des plaisirs et le diviseur
des groupes, car chaque fois qu’on l’évoque devant une grande quantité,
celle-ci s’amoindrit, et chaque fois qu’on l’évoque devant une petite
quantité, celle-ci prend de l’ampleur », c’est-à-dire que chaque fois
que la mort est évoquée devant une grande quantité de péchés, de
déviances et de passions, cela a pour effet de les amoindrir en nombre,
et chaque fois qu’elle est évoquée devant une petite quantité d’œuvres
pies et d’actes de culte, cela a pour effet de leur donner plus
d’ampleur.

Se souvenir de la mort tout en connaissant sa réalité
est de nature à limer les griffes de l’iniquité et à briser les crocs
de l’injustice et de la tyrannie. Se souvenir de la mort tout en
connaissant sa réalité est de nature à éradiquer la corruption sous
toutes ses formes au sein de la société. Se souvenir de la mort tout en
connaissant sa réalité est de nature à soigner les mœurs. Qui pourrait
bien nous indiquer un moyen permettant de soigner les mœurs des
sociétés ? Combien de chercheurs en sciences sociales aimeraient
trouver cette recette ? Comment les sociétés, tant les individus que
les collectivités, pourraient-elles se parer de valeurs humaines
morales si elles se détournent de la mort, l’ignorent, et oublient
qu’elles ont un rendez-vous avec elle ? C’est pourquoi l’Élu — paix et
bénédictions sur lui — a dit : « Rappelez-vous constamment le
démolisseur des plaisirs et le diviseur des groupes, car chaque fois
qu’on l’évoque devant une grande quantité, celle-ci s’amoindrit, et
chaque fois qu’on l’évoque devant une petite quantité, celle-ci prend
de l’ampleur ».

Chers frères, le souvenir de la mort est le
frein qui vous permet d’avancer sur une pente l’esprit tranquille, sans
craindre de tomber, de vous écraser et de périr. Chacun sait que
lorsqu’on s’apprête à s’engager sur une pente, on s’assure avant de se
lancer d’avoir un frein pour réguler la progression.

Pour cette
raison précise, le verbe divin fait montre d’une étonnante précision en
ce qu’il mentionne la mort avant la vie, alors que nous savons tous que
la mort, aussi bien au plan de son apparition matérielle, qu’au plan
chronologique, ne vient qu’après la vie. Mais Dieu — Exalté soit-Il —
veut nous enseigner que la mort, bien qu’intervenant après la vie, est
le frein qui garantit la sécurité de l’homme dans son cheminement vers
Dieu. C’est pourquoi Il dit : « Gloire à Celui Qui détient la Royauté :
Il est Omnipotent. Celui Qui a créé la mort et la vie afin de vous
éprouver pour voir qui parmi vous accomplira les meilleures œuvres.
C’est Lui le Puissant, le Pardonneur. » [1]

Je souhaite donc
vous entretenir d’un sujet dont beaucoup de gens rechignent à parler et
qui met mal à l’aise toutes ces personnes grisées qui se vautrent dans
leurs désirs et leurs passions, et qui rivalisent d’avidité pour
amasser les débris insignifiants de ce bas-monde terrestre. Non, nous
devons écouter ce que le Messager — paix et bénédictions sur lui — dit
à ces gens qui détestent la mort avec laquelle ils ont un rendez-vous
certain. Le Très-Haut n’a-t-Il pas dit : « Dis : "La mort que vous
fuyez va certes venir à votre rencontre." » [2] N’at-Il pas dit : «
Toute âme goûtera la mort. Mais c’est seulement au Jour de la
Résurrection que vous recevrez votre entière rétribution. » [3]
N’a-t-Il pas dit à Son bien-aimé Élu : « Certes, tu mourras et ils
mourront également. » [4]

Mais qu’est-ce donc que la mort, chers
frères ? Quelle est cette mystérieuse raison qui fait que beaucoup de
gens n’aiment pas en entendre parler et sont mal à l’aise lorsqu’elle
est évoquée ? Beaucoup de gens s’imaginent que la mort est un néant, à
l’image d’une lampe qui éclairait une pièce habitée, puis qui s’éteint,
plongeant la pièce dans une obscurité totale. La mort est-elle ainsi ?
À Dieu ne plaise. Cette conception de la mort est une contagion qui
nous est parvenue d’Occident. Combien nombreux sont les mythes et les
chimères qui nous sont parvenus d’Occident et que nous adoptons avec
fierté ! Pour les Occidentaux, la mort c’est le néant. C’est pour cette
raison que l’on dit aujourd’hui qu’untel a été condamné à
l’anéantissement (i`dâm) pour dire qu’il a été condamné à mort. Mais en
réalité, la mort n’a jamais été synonyme d’anéantissement.

Qu’est-ce
donc que la mort, chers frères ? La mort est la troisième d’une série
de quatre étapes prescrites par Dieu — Exalté soit-Il — et que l’homme
doit traverser au cours de sa vie. Ô fils d’Adam, tu as rendez-vous
avec quatre étapes tout au long de ta vie :

1. La première étape est la vie fœtale pendant laquelle le fœtus est dans le monde utérin ;
2. La deuxième étape est la vie terrestre dans laquelle nous évoluons aujourd’hui ;

3. La troisième étape est la vie d’outre-tombe (al-hayâh
al-barzakhiyyah), avec laquelle nous avons rendez-vous incessamment
sous peu ;
4. La quatrième et dernière étape est la vie dans l’au-delà.

Chacune
de ces quatre étapes est plus consistante et plus étendue que la
précédente. La vie terrestre est bien plus étendue que la vie dans le
monde utérin où nous évoluions. De même, la vie d’outre-tombe est
beaucoup plus étendue et plus consistante que cette vie terrestre.

Je
vais donc vous tenir un discours scientifique afin que vous compreniez
que ces gens qui rechignent à parler de la mort et qui la fuient, sont
ainsi parce qu’ils vivent dans des nids de légendes. Quant à nous, nous
fuyons les légendes au profit des réalités scientifiques. L’homme a
deux dimensions, qu’il vive à la surface de la terre dans la vie
terrestre, ou dans les entrailles de la terre dans la vie
d’outre-tombe. Dans ces deux situations, il a deux dimensions : il est
constitué d’un corps et d’un esprit. Dans le monde terrestre où nous
vivons, l’esprit est prisonnier de son enveloppe charnelle. L’esprit
qui nous anime ne peut se mouvoir que dans la limite de la mobilité du
corps. Lorsque nous passons à la vie d’outre-tombe, la situation
s’inverse. Le corps devient dépendant de l’esprit. L’esprit
s’affranchit de la prison où il était retenu tout au long de notre vie
terrestre. L’esprit ressemble alors à ce soleil rayonnant en plein jour
: il est détaché de la terre dans son essence, mais il lui est lié par
ses rayons. De même, l’esprit du défunt est détaché de son corps dans
son essence, mais il reste lié à lui quel que soit son emplacement, et
malgré la dispersion de son rayonnement.
*Nourelhouda*
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Message  *Nourelhouda* le Mar 4 Sep - 15:57

insi se réalise le sens du supplice de
la tombe que peut subir l’être humain, mais aussi la félicité de la
tombe qu’il peut connaître. Le verbe divin est donc parfaitement
véridique lorsqu’Il relate dans la sourate Yâ-Sîn l’histoire de cet
homme croyant qui exhortait son peuple à croire en Dieu et qui a été
assassiné. Que dit le Très-Haut à son sujet ? « On lui dit : "Entre au
Paradis". Il dit : "Ah si seulement mon peuple savait que mon Seigneur
m’a pardonné et mis au nombre des bienheureux ". » [5] Cela a-t-il lieu
le Jour de la Résurrection ? Non, cela a lieu durant la vie
d’outre-tombe. La preuve en est cette parole prononcée par ce croyant :
« Ah si seulement mon peuple savait que mon Seigneur m’a pardonné et
mis au nombre des bienheureux ». Le verbe divin est tout aussi
véridique lorsqu’il évoque le sort de Pharaon et de son parti : « Ils
sont exposés au Feu matin et soir » [6]. Puis Dieu poursuit en disant :
« Et le jour où l’Heure arrivera, il sera dit : "Faites entrer le parti
de Pharaon au plus terrible des supplices". » [6] La mort n’est pas le
néant, chers frères. La mort est une existence encore plus consistante,
plus étendue et plus effective que la vie que nous menons aujourd’hui.

La mort est-elle une tragédie ?

Cela
n’est pas le cas. Lorsque Dieu — Exalté soit-Il — qualifie la mort de
tragédie dans le verset « et que vous êtes touchés par la tragédie de
la mort » [7], Il ne parle pas de la tragédie de la personne qui quitte
ce bas-monde, mais de celle de ses proches, de ses amis et de sa
famille à qui le défunt va tellement manquer. Les vivants qui font
leurs adieux à leurs amis ou à leurs proches éprouvent une sensation de
manque, de douleur, de tristesse et d’affliction. La tragédie résulte
de cette séparation. Mais qui en fait les frais ? Ce n’est point le
défunt qui en est affecté, mais bien les vivants qui ont perdu des
êtres chers. Quant au défunt, c’est lui qui donne à la mort sa
signification. S’il le souhaite, il peut en faire une fête avec
laquelle il a un rendez-vous. Et s’il le souhaite, il peut en faire une
tragédie avec laquelle il aura aussi pris rendez-vous. La mort n’est
pas une tragédie en soi pour le défunt, chers frères. C’est le défunt
qui donne son sens à la mort. Quand en fait-il une fête ou, au
contraire, une tragédie ? Il fait cela de son vivant dans ce monde
terrestre. On a actuellement la possibilité de faire de la mort une
fête vers laquelle on se dirige, ou bien une tragédie, et quelle
tragédie ! Comment cela ? Eh bien, il faut pour cela que l’on sache
comment cheminer vers Dieu — Exalté soit-Il — et quelle attitude
adopter pour Le rencontrer demain en étant heureux, satisfait et
serein. Si, dans notre cheminement, on se conforme à la voie que Dieu —
Exalté soit-Il — nous a enjoint de suivre, si on accomplit les œuvres
pies, si on ne sème pas la corruption sur terre, si on n’érige pas ses
passions et ses désirs en autant de lois qui nous gouvernent et
auxquelles on soumet son être, si on épouse la Loi et les injonctions
divines, alors, de cette manière on impose à la mort le sens d’une
fête. Et si la mort devait frapper demain à notre porte, on la
recevrait sereinement. Le moment où on s’en retournera auprès de Dieu —
Exalté soit-Il — sera alors le plus beau moment de notre existence.
Mais si on s’écarte de cette voie, et que l’on soumet son être à tout
ce que nous dictent nos passions et nos désirs, ces sources de
tyrannie, d’injustice, de convoitise et de détournement de la voie
humaine que Dieu a agréée pour Ses Serviteurs, il faut savoir alors
qu’on aura donné à la mort le sens de la tragédie. Et quelle tragédie !
Véridique est la parole du Messager de Dieu - paix et bénédictions sur
lui et sur sa Famille - lorsqu’il dit : « Celui qui aime la rencontre
de Dieu, Dieu aime sa rencontre et celui qui déteste la rencontre de
Dieu, Dieu déteste sa rencontre. » Le sens de la parole du Prophète —
paix et bénédictions sur lui — est le suivant. `Â’ishah, la narratrice
de ce hadîth, qui lui demanda : “Est-ce de la mort dont il s’agit, ô
Messager de Dieu ? Tout le monde déteste la mort.” Il répondit : “Ce
n’est pas de cela dont il s’agit. Lorsque la fin du croyant est proche,
il reçoit la bonne nouvelle de la rencontre de son Seigneur et de Son
Paradis, si bien que rien ne lui est plus agréable que la mort et la
rencontre de Dieu. Et lorsque la fin du mécréant est proche, il reçoit
la nouvelle du mépris de Dieu et de Sa colère, si bien que rien ne lui
est plus détestable que la rencontre de Dieu — Exalté soit-Il.” [8]

Telle
est la vérité, chers frères. Comme est belle la parole prononcée par
Salamah Ibn Dînâr Abû Hâzim — que Dieu l’agrée — lorsqu’il reçut la
visite de Sulaymân Ibn `Abd Al-Malik, Calife omeyyade. Ce dernier
s’assit devant lui tel un disciple devant son maître, ou encore tel un
aspirant devant son Sheikh et lui demanda : “Ô Abû Hâzim, pourquoi
détestons-nous la mort ?” Il répondit : “Parce que vous avez soigné
votre demeure ici-bas et avez ruiné votre demeure dans l’au-delà. Vous
détestez alors de quitter une demeure soignée pour une demeure en
ruine.” Le Calife reprit : “Comment irons-nous au devant de Dieu ?” Il
répondit : “Le bienfaisant y ira tel l’absent qui retrouve les siens,
et le malfaisant y ira tel l’esclave fugitif, que l’on traîne malgré
lui.”

Chers frères, n’est-il pas nécessaire que nous abordions
ce sujet dont de nombreuses gens se détournent, afin de faire tout
notre possible pour être parmi les bienfaisants ? Ainsi, lorsque nous
nous en retournerons demain vers notre Seigneur, notre retour vers Lui
sera tel le retour de l’absent qui retrouve les siens ? Ne devons-nous
pas nous souvenir de la mort et connaître sa réalité afin de ne pas
être parmi les malfaisants et afin de ne pas être tel cet esclave
fugitif que l’on traîne vers son maître et qui attend son châtiment ?

Chers
frères, pourquoi ne pas voir notre vie terrestre comme deux hommes,
l’un tellement stupide que sa stupidité lui a tissé un malheur éternel,
et l’autre, tellement clairvoyant, avisé et réfléchi, que sa
clarivoyance lui a tissé un bonheur éternel. De qui s’agit-il ? Le
premier est un homme qui loue une maison pour une durée de dix ans, et,
non loin, il possède une maison en ruine. Une fois qu’il a emménagé
dans sa maison de location, qu’il a apprécié son confort, qu’il s’est
plu dans les jardins qui l’entourent et dans ses ornements, il a oublié
et négligé sa propriété qui demande des travaux et des réparations. Il
s’est roulé dans le confort de sa maison de location, et voici qu’année
après année, les dix ans s’écoulent, et le propriétaire de lui dire :
“Il est temps pour toi de quitter ma demeure car ton bail est terminé.”
C’est seulement à cet instant que l’homme imbécile se souvient que sa
demeure bien à lui est un champ de ruines. Il la regarde et l’imagine
lui dire : “Je regrette, je ne suis pas prête à te recevoir.” Il n’a
alors d’autre recours que de se retrouver à la rue. Mais l’autre homme,
avisé et réfléchi, qui habite lui aussi dans sa maison de location
jusqu’à un terme déterminé, répartit son temps pendant ces dix années
entre la jouissance qu’il retire de sa maison de location et deux ou
trois heures par jour qu’il passe à ravaler et à réparer les ruines qui
lui appartiennent, et à s’en occuper. Ainsi se sont écoulées les dix
années de son bail, pendant lesquelles son temps était réparti entre la
part de jouissance qu’il tirait de sa maison de location, et le travail
sans relâche à la réhabilitation de la maison qu’il possède. À la fin
du bail, le propriétaire de la location est venu lui demander de
libérer les lieux, ce qu’il fera de bon cœur et avec gratitude. Lorsque
son regard se portera sur son autre demeure, elle sera telle une belle
mariée. Elle lui dira alors : “Sois le bienvenu, je suis fin prête à te
recevoir.”

Par Dieu, chers frères, ces deux tableaux retracent
notre vie terrestre. Souvent, très souvent, je souhaite pour ma
personne, pour tout frère en Dieu, pour tout frère en humanité, d’être
comme ce second homme avisé, qui répartit sa vie entre les affaires de
sa vie immédiate et sa destinée future vers laquelle il s’achemine,
obtenant de cette manière la garantie du bonheur ici-bas et dans
l’au-delà et réalisant le sens de la Parole de Dieu — Exalté soit-Il :
« Et recherche à travers ce qu’Allah t’a donné, la Demeure dernière. »
[9] ; « Et n’oublie pas ta part de ce bas-monde » [8]. N’oublie pas ta
part de ce bas-monde : Je ne t’ai point ordonné de t’abstenir de ses
plaisirs, mais que ta vie soit telle une balance à deux plateaux, un
plateau pour la mort, et un plateau pour la vie. Si tu mènes ta vie en
plaçant ton être sous le contrôle de cette balance, tu garantiras pour
toi-même le bonheur dans l’immédiat et dans l’au-delà. Mais si tu ne
traites avec cette balance qu’à travers un seul de ses plateaux, très
vite tu t’attireras le malheur. Si l’humanité se munissait du frein que
représente le souvenir de la mort, qui est une garantie pour le
cheminement humain véritable dans les sillages de la terre, nous ne
verrions aucune tyrannie dans cette vie. Nous ne verrions aucune
iniquité, ni aucune arrogance. Nous ne verrions sur la surface de la
terre ni corruption ni convoitise. Mais lorsque nous nous détournons de
la mort et faisons mine de l’ignorer, lorsque nous nous en détournons
lorsqu’elle est évoquée, nous sommes alors tels ces individus que le
Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — nous a décrit : « Si
l’être humain possédait une vallée en or, il en voudrait une deuxième,
et s’il en possédait deux, il en voudrait une troisième. » Telle est la
condition des corrupteurs et des convoiteurs à la surface de la terre.
Puis il dit : « Seul le sable remplit la panse de l’être humain. » Une
parole éloquente. Que signifie-t-elle ? Une seule chose limera les
griffes de ta convoitise, et sera à même de t’arrêter devant une
limite, de te stopper à une ligne rouge, pendant que ton avidité te
fait courir dans tous les sens : le souvenir de la mort. Le souvenir de
la mort et la connaissance de sa réalité te mettent devant cette ligne
rouge que tu ne dois pas franchir. Tel est le sens de cette parole
prophétique : « Seul le sable remplit le panse de l’être humain. »
c’est-à-dire seule la mort — comparée au sable qui ensevelira l’être
humain — lui fait passer l’appétit de la convoitise.

Tel est mon propos. J’implore le Pardon d’Allâh le Majestueux. Implorez Son pardon à votre tour, certes Il vous pardonnera.
*Nourelhouda*
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