Maryam, mère de Issa

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Maryam, mère de Issa

Message  *Nourelhouda* le Mer 5 Sep - 15:46

au nom de Dieu


Allah dit: “Donc son Seigneur l’accueillit du meilleur accueil et la fit croître de la plus belle croissance.” (Sourate 3 verset 38)


Allah dit: « ... Les anges dirent: « 0 Marie, Dieu t’a élue et t’a purifiée. Il t’a élue au-dessus des femmes des humains.” (Sourate 3 verset 42)


« 0 Marie, sois dévouée à ton Seigneur, et prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent.” (Sourate 3 verset 43)


Allah dit : « Et Marie, fille d’Imran. Elle sut préserver son sexe. Nous y insufflâmes de Notre esprit. Elle traita de vraies les paroles de son Seigneur et Ses Ecritures. Elle fut parmi les dévouées. » (Sourate 66 verset 12)


« Rappelle dans le livre (le Coran) Marie. Lorsqu’elle s‘isola des siens dans un lieu oriental et mit entre elle un voile. Nous lui envoyâmes Notre esprit, qui revêtit pour elle l’apparence d’un humain parfait. Elle : « Je cherche refuge auprès du Très Miséricordieux contre toi si tu es de ceux qui sont pieux ! »


« Je ne suis, dit-il, qu ‘un messager de ton Seigneur venu te faire présent d’un garçon pur. » « Comment, dit-elle, aurais-je un garçon, quand aucun homme ne m‘a touché, et que je ne suis pas une débauchée ? » Il dit « Comme cela. » Ton Seigneur dit: « C ‘est pour Moi bien facile », afin de faire de lui un signe pour les hommes et une miséricorde de Notre part. Et ce fut chose accomplie. » (Sourate 19 verset 16 à 21)


“Elle le (Issa) conçut et s‘isola avec lui dans un lieu lointain, les douleurs la firent s‘adosser au tronc d’un dattier; elle dit: « Que ne suis-je pas morte avant et que ne suis-je un oubli qu‘on oublie ! »


Il (un ange) l’appela de dessous elle: « N’aie pas de chagrin. Le Seigneur a mis au-dessous de toi une source. » Secoue vers toi ce tronc de dattier pour en faire pleuvoir des dattes mûres bonnes à cueillir. Mange et bois, rends à ton oeil la fraîcheur. Au premier humain que tu verras dit: « J’ai fait voeu au tout Miséricordieux de jeûner. Je ne parlerai en ce jour à personne. » Elle revint vers son peuple portant l’enfant. Ils dirent: « 0 Marie tu as commis une chose épouvantable ! Sœur d’Aaron, ton père n‘était pas homme de mal, non plus


que ta mère était une débauchée ! » Elle désigna l’enfant. Ils dirent: « Comment parlerons-nous à un enfant au berceau ? »


Or il dit : « Je suis vraiment 1‘esclave de Dieu. Il m ‘a apporté le Livre, il a fait de moi un prophète, Il m‘a béni là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je vivrai, et la charité envers ma mère. Il n‘a pas fait de moi un violent misérable. Salut à moi le jour de ma naissance, le jour où je mourrai, comme au jour où vivant je ressusciterai. » Voilà Issa fils de Maryam. Parole de la vérité, sur quoi ils controversent. Pourquoi Dieu aurait-Il adopté un enfant? Pureté à Lui! Une fois son décret pris, Il n‘a qu’à dire “Sois!“ et cela est. « Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. Voici le droit chemin. » (Sourate 19 verset 30 à 36)


D’après Anas (Que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (PSL) a dit: « Parmi toutes les femmes du monde, tu peux te contenter de Marie fille de Joachim, Khadija fille de Khowaylid, de Fatima fille de Muhammad et d’Assya femme de Pharaon. » (Rapporté par At-Tirmidi).

D’après Abou Moussa al Ash’ari, (Que Dieu soit satisfait de lui), 1’Envoyé de Dieu (PSL) a dit: « Beaucoup d’hommes sont parfaits, mais ne sont parfaites parmi les femmes que Marie, fille de Imrane et Assya la femme de Pharaon. Le privilège d‘Aisha équivaut au privilège qu’a le pain mitonné (Tharid) sur l’ensemble des repas. » (Rapporté par al-Boukhari)


L’Envoyé de Dieu (PSL) a dit: « Tout fils d’Adam sera touché par Satan le jour sa naissance sauf Marie et son fils. » (Rapporté par Mouslim)


La femme d’Imrane espérait depuis très longtemps avoir un enfant; elle n’était parvenue à supporter sa stérilité qui durait depuis trop longtemps, en essayant de se persuader qu’une chose ne pouvait arriver qu’ au moment où Dieu avait décidé qu’elle ait lieu ; mais avec l’âge, elle se prit à désespérer quelquefois pendant de courts instants; grâce à sa forte foi, elle parvenait rapidement à reprendre courage et se mettait à espérer de nouveau. A chaque fois, elle se répétait en effet que la Puissance divine était au-dessus de tout. Elle était convaincue que Dieu répondrait favorab1ement à sa demande et c’est ainsi qu’elle fit le vœu de vouer le fils qu’elle aurait au service du Temp1e. Son désir le plus ardent était en effet que sa progéniture soit au service de Dieu uniquement, ce qui était le sentiment le plus noble que puisse ressentir une mère car elle savait que ce vœu formulé la priverait de l’appropriation égoïste que peut ressentir toute mère.


Bientôt, l’épouse d’Imrane se rendit compte que, malgré son âge, elle était enceinte. Son désir le plus cher allait enfin se réaliser, et elle pourrait tenir la promesse faite à Dieu. C’était cela qui lui procurait le plus de bonheur. Mais toute sa joie faillit disparaître en fumée quand elle mit au monde son enfant tant attendu et qu’elle s’aperçut qu’elle avait eu une file, non un garçon comme elle avait tant espéré. Ce fut une déception qui ne dura pas longtemps, car elle parvint une fois encore à se convaincre que tout ce qui nous vient de Dieu ne reflète que la Volonté divine qui cache le plus souvent une sagesse que nous ne pouvons pas toujours découvrir sur le champ.


Sa première réaction fut donc de se tourner vers son Créateur et de dire: « Seigneur, voilà que j‘ai accouché d’une fille » or Dieu savait mieux qu‘elle de quoi elle avait accouché et le garçon n‘est pas comme la fille. Je l’ai appelée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre Satan le banni. »(Sourate La Famille verset 35)


Aussitôt après le bébé fut emmené au temple, ainsi que l’exigeait le respect du vœu formulé. Les rabbins s’arrachèrent la petite enfant, tous désireux d’en avoir la charge, car il s’agissait de leur supérieur Imrane, un homme respecté et estimé de tous.


Ce n’était certes point une habitude qu’une fille soit acceptée comme prêtresse, charge jusque-là réservée aux seuls hommes, mais la situation était telle que les rabbins ne pouvaient refuser une personne qui, avant sa naissance, avait été vouée au service de Dieu. C’est la raison pour laquelle tout le monde voulut être le parrain de la petite fille.


Zacharie fut cependant celui qui fut désigné en fin de compte, étant donné qu’il était le mari de la tante maternelle du bébé. C’était le supérieur des rabbins, un descendant d’Aaron et un homme de grande qualité, auquel avait été confié la charge du temple qui se transmettait dans sa famille depuis des générations.


Marie grandit donc dans la famille de ce saint homme, auprès de sa tante maternelle. Lorsqu’elle eut atteint la puberté, il lui fit construit une chambre dans le temple même, afin qu’elle puisse se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, conformément au vœu fait par sa mère. L’influence de la vie qu’elle avait menée dans cette pieuse famille adoptive fut déterminante, car Marie passa tout son temps à n’adorer que Dieu seul, sans rien Lui associer, passant ses journées à jeûner et ses nuits dans la ferveur et la prosternation, chaque jour, Zacharie enfermait Marie dans sa chambre, l’abandonnant ainsi a l’adoration, et il ne revenait la voir que pour lui apporter ses repas. Cependant, chaque fois, il trouvait devant elle de la nourriture et quand il demandait à la jeune fille d’où lui venait cela, elle répondait que c’était un don de Dieu.


En effet, Dieu avait agréé la jeune fille d’une bonne manière, comme il est précisé dans le Coran (Sourate la famille d’Imrane verset 37).


L’ascétisme dans lequel vivait Marie n’était en réalité qu’une préparation divine à un destin différent de celui de toutes les autres femmes. En effet, après avoir pendant très longtemps abandonné la vie pour la seule adoration de son Créateur, Marie eut un jour une révélation qui lui fit comprendre ce grand destin qui l’attendait : elle fut informée que Dieu lui accorderait un signe qui porterait le nom de Issa fils de Marie.


« Et lorsque les Anges dirent: « 0 Marie ! Dieu t’annonce la bonne nouvelle de la prochaine venue d’une Parole de lui. Son nom est le Messie, Issa fils de Marie, notable dans ce monde et dans l’autre et parmi les rapprochés. » (Sourate La Famille d’Imrane verset 45)


La Sagesse divine infinie voulut que ce soit là une préparation psychique à l’extraordinaire événement qu’elle allait vivre bientôt. Dans sa solitude et son isolement total, elle reçut quelque temps après la visite d’un envoyé de Dieu, l’archange Gabriel qui lui apparut sous une forme humaine. Dès qu’elle vit cette apparition, elle demanda refuge auprès de Dieu, réaction tant ce qu’il y a de plus ordinaire de la part d’une jeune fille vierge. Mais elle ne tarda pas à se rendre compte du grand rayonnement de son visiteur, et elle commença à se sentir plus rassurée quand elle l’entendit dire: « Je ne suis qu ‘un messager de ton Seigneur ayant pour mission de te donner un garçon pur et béni. » (Sourate Marie verset 19)


La crainte reprit alors le dessus et la méfiance qu’elle ressentait vis-à-vis de cet inconnu redoubla. Elle n’était certes pas, sans ignorer que la procréation ne pouvait résulter que d’un contact charnel entre un homme et une femme, et elle n’avait jamais vécu, pour sa part, aucune expérience de cette sorte. Pourquoi alors ne pas supposer que cet étrange visiteur n’était pas en train de ruser pour abuser de sa bonté et de sa crédulité, elle qui se retrouvait enfermée dans cette chambre, toute seule avec lui. C’est pourquoi elle ne put s’empêcher de demander: « Elle dit: « Comment puis-je avoir un garçon alors qu ‘aucun humain ne m‘a jamais touchée et que je n’ai jamais été une femme de mauvaises moeurs? » (Sourate Marie verset 20)


Cependant, son inquiétude ne dura pas longtemps car Gabriel répliqua aussitôt:


« C‘est ainsi qu‘a dit ton Seigneur: « Cela M’est bien facile et afin que Nous en fassions un signe pour les Humains et un effet de Notre Miséricorde. » (Sourate Marie verset 2)


Alors Marie put se rassurer et accorder foi à son visiteur, et le destin de Dieu s’accomplit conformément à Sa Volonté. Une fois encore, Dieu avait procuré à l’espèce humaine une preuve de Son Existence et de Son Pouvoir infini, ainsi que de Sa Magnanimité pour les fils d’Israël et pour l’humanité toute entière. Marie, quant à elle, voyait par cet événement se concrétiser le destin de femme éternelle auquel Dieu l’avait vouée: « Et Marie, la fille d’Imrane, qui préserva son organe pudique, Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle crut aux Messagers de son Seigneur et à Ses Livres et elle fait à jamais partie des humbles dévots. » (Sourate l’interdiction verset 12)


Un miracle venait certes de s’accomplir, mais ce fut également le début des nombreux tracas que devait connaître par la suite cette femme pure. Comment en effet expliquer ce qui lui arrivait aux fils d’Israël, sachant que jamais ils ne pourraient croire en un miracle, tellement ils étaient suspicieux, et comment faire face à leur médisance, dans ce cas ?


Par conséquent, Marie essaya d’abord de cacher aux siens son état, mais au fur et à mesure que les jours passaient les signes, qui ne trompent personne, commencèrent à devenir de plus en plus évidents. Même Joseph le menuisier qui l’avait prise en charge après Zacharie commença à ressentir une certaine gêne. Il ne doutait point de la fidélité et de la foi de Marie envers Dieu, ce qui lui avait toujours fait éviter d’aborder le problème avec Marie, mais il n’arrivait pas non plus à s’expliquer ce qu’il voyait de ses propres yeux sans pourtant se résigner à y croire.


II vint cependant le moment où il ne put plus continuer à se taire. Il s’en ouvrit donc à Marie et lui fit part de l’embarras dans lequel il vivait depuis un certain temps, mais qu’il ne pouvait plus garder pour lui. Devinant ses penséeds Marie interrompit Joseph avant qu’il n’ait terminé pour lui demander de ne point penser à mal et de ne dire que des paroles qui se respectent. Joseph demanda alors : « Dis-moi, Marie, existe-t-il une plante qui ait poussée sans semence? »


« Certes », répondit Marie. « Y aurait-il eu un arbre qui aurait pu pousser sans être arrosé ? », demanda encore Joseph. « Certes », répondit encore Marie. « Un enfant peut-il exister s’il n’y a pas de père ? » fut la dernière question de Joseph. Marie resta très calme malgré ce qu’il était possible de déceler de doutes dans ces questions, et ses réponses furent convaincantes: « Quant à ce qui est des plantes, tu n‘es pas sans savoir que Dieu a créé des herbes sans qu’il n’y ait eu des semences et qu‘Il a fait pousser des arbres par Sa propre Volonté, sans avoir nécessairement besoin d’eau. Pour ce qui est de l’être humain, tu n‘ignores pas qu’Adame et Eve furent créés sans qu ‘ils aient eu besoin de pères. Douterais-tu donc de la Puissance divine ? »


Joseph ne pouvait plus se permettre le moindre doute, et il fut convaincu que ce qu’il voyait sous ses yeux n’était que la manifestation d’un miracle, preuve de la Puissance divine infinie. Tout le monde n’était cependant pas aussi croyant que Joseph; Marie se trouva donc dans l’obligation de partir très loin, là où personne des siens ne pourrait savoir ce qui lui arrivait. Elle dut partir seule à la découverte de contrées qui lui étaient inconnues jusque-là, avec cette appréhension d’une personne qui se lance dans une forêt inconnue, sans aucune arme pour se défendre. Ainsi, elle se rendit à Bethlehem et juste avant d’y parvenir, elle sentit les premières contractions de l’enfant qu’elle portait et qui allait naître très bientôt. Elle était toute seule, isolée, sans aucune aide en vue. Elle s’arrêta au pied d’un palmier rabougri et sec, se remit à penser au sort qui l’attendait après cette naissance et le désespoir la gagna. Elle était parvenue jusqu’ici à cacher son état à presque tout le monde, mais la situation allait changer puisque chacun pourrait voir le bébé qu’elle mettrait au monde et jamais les questions ne cesseraient certainement, mais le plus grave était ce mépris et ces médisances qu’elle devinait déjà et auxquels il ne lui serait pas facile de résister.


L’enfant vint au monde dans la plus grande solitude, sans aide aucune pour sa mère qui souffrit beaucoup de cette situation. Quand elle jeta un coup d’oeil sur son fils, elle sentit une si grande fatigue et un si total désespoir qu’elle regretta un instant de ne pas être morte avant d’avoir mis au monde son enfant, ainsi elle aurait oubliée sans trop de mal, et on aurait continué à la respecter même après sa mort. Mais elle se trouva tout de suite après dans l’obligation de reprendre courage, car elle reçut une communication de Dieu qui lui demandait: « Ne t’afflige point! Ton Seigneur a placé au-­dessous de toi un ruisseau. Agite vers toi le tronc du palmier et il laissera tomber sur toi des dattes bien mures. » (Sourate Marie verset 23 et 24)


Une nouvelle preuve de l’Assistance divine venait de lui être apportée et elle s‘exécuta avec empressement. Il lui fut également inspiré de se contenter de répondre qu’elle avait décidé de jeûner ce jour-là et par conséquent de n’adresser la parole à personne. C’est ce qu’elle fit.
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Re: Maryam, mère de Issa

Message  *Nourelhouda* le Mer 5 Sep - 15:47

Lorsque MARIE fut de retour auprès des siens, après avoir passé quelque quarante jours dans la plus grande solitude, ses craintes commencèrent à se concrétiser. Les gens l’accueillirent d’abord avec beaucoup de suspicion, puis les langues se mirent à médire, à lui faire les reproches les plus sévères. Elle avait, à leurs yeux, commis le crime le plus impardonnable pour une femme qui descendait d’une famille des plus respectables. Marie garda néanmoins le silence et supporta toutes les injures. Quand les siens la pressèrent de questions, elle se contenta de répondre: « J’ai fait vœu de carême et je ne vous répondrai rien. Si vous désirez savoir quelque chose, adressez-vous donc à lui » dit-elle en désignant le bébé.


« Aurait-elle complètement perdu la raison ? » se demandèrent ses interlocuteurs. « Comment un bébé de quelques jours pourrait-il parler ? »


Mais ce qu’ils croyaient impossible se réalisa sous leurs propres yeux et le bébé parla pour tout expliquer et pour innocenter sa mère de toutes les accusations qui pesaient sur elle: « Je suis vraiment serviteur et adorateur de Dieu. Il m’a apporté le Livre et a fait de moi un prophète. Il a fait de moi une bénédiction là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je serais vivant, plein de piété filiale pour ma mère et Il ne m’a nullement fait un violent misérable. » (Sourate Marie verset 30 à 32)


Les personnes présentes n’ avaient plus rien à répondre à ce miracle, et Marie fut à nouveau réconfortée par l’assistance divine, ce qui l’encouragea à affronter le reste des siens. Mais il restait à convaincre encore tout le reste du peuple de l’innocence de Marie, ce qui ne fut difficile à réaliser.


Devant les tracas que lui causaient les siens, Marie dut se résigner à s’exiler et à partir très loin. Son fils grandit presque comme tous les enfants, à cela près que dès son adolescence il fit preuve de signes précurseurs de son intelligence et de ses grandes qualités morales qui le prédestinaient à jouer un rôle capital dans l’avenir de l’humanité tout entière. Jusqu’à l’âge de trente ans, on ne put jamais lui faire ces reproches qui peuvent être adressés à tout jeune. Puis ce fut la Révélation du Message divin, et nous savons quelle fin lui réservèrent ses pires ennemis qui étaient enfin parvenus à faire croire qu’il conspirait contre l’empire romain.


Pendant tout ce temps, Marie suivait l’évolution de son fils et en était très fière. Elle voyait son fils souffrir le martyr et souffrait avec lui tout en essayant de lui apporter le réconfort qu’elle pouvait, jusqu’au jour où elle crut que son fils avait été crucifié. Ce fut là l’un des pires moments qu’elle ait jamais connus, mais il lui fut inspiré ensuite que le crucifié n’avait point été Issa fils de Marie, mais un jeune homme qui lui ressemblait étrangement.Pendant les six années qui suivirent cet événement elle continua le travail commencé par son fils, puis elle connut enfin le repos éternel. Ainsi s’acheva une vie de sacrifices, de dévotion et de foi inaltérable en Dieu.

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