Les vertus du Dhikr

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attention Les vertus du Dhikr

Message  *Nourelhouda* le Mer 5 Sep - 12:09

Qu'est ce que le Dhikr ?

Le
dhikr s’entend toujours au sens religieux du terme comme une pratique
de l’invocation au moyen d’une formule ou d’un mot sacré exprimé soit
verbalement, et c’est le dhikr jali ou jahri (à haute voix), soit
mentalement, et c’est le dhikr khafi ou muet. On peut le pratiquer
individuellement et solitairement dans le cadre de la retraite
spirituelle (khalwa) ou collectivement dans des assemblées de fidèles.


Au-delà
des techniques et des modalités de son accomplissement, le dhikr reste
le moyen le plus efficace pour lutter contre les assauts du mental,
contre la distraction et la dispersion dues aux multiples soucis de la
vie quotidienne et pour assurer une présence spirituelle vivante et
vivifiante qui permet au fidèle de participer avec tout son être à
l’adoration de son Seigneur. Car le dhikr est avant toute chose une
prière continue et ininterrompue visant à éveiller le fidèle et à
l’arracher à sa somnolence provoquée par la pesanteur des soucis et des
attraits du bas-monde.


On
ne doit pas négliger ces aspects pratiques du dhikr, car il n’y a rien
de plus naturel pour pérenniser sa dévotion que la répétition
inlassable des formules sacrées. Voilà pourquoi le Prophète - que Dieu
lui accorde la grâce et la paix - incite les croyants à répéter tous
les jours, après chaque prière prescrite, un certain nombre de fois des
formules sacrées comme la demande de pardon divin (al istighfar) ou la
profession de foi (il n’y a de dieu que Dieu et Mohammad est l’Envoyé
de Dieu) ou le takbir (Allahu akbar) ou le tahmid (al-hamdou lillah) ou
le tasbih (subhana Allah), ou l’invocation de grâce en faveur de
l’Envoyé de Dieu : Ô Seigneur accorde la grâce et la paix à Mohammad
(allahumma Salli wa salim ala sayyidina Mohammad) etc.


En
effet toutes ces formules sa­crées qui proviennent généralement
des versets coraniques et qui sont récitées en alternance avec la
prière et les autres actes rituels font partie des for­mules de
dhikr les plus courantes. C’est que le mot arabe dhikr signifie :
Rappel, Mention, Invocation, Souvenir, Remémoration et il faut savoir
que le Coran lui-même est une forme de dhikr, il contient le dhikr et
il parle des Ahl al-dhikr (les gens du dhikr). En de nombreux versets
coraniques, Dieu - qu’Il soit exalté - nous recommande et nous incite
même à L’invoquer : « Invoque ton seigneur lorsque tu ou­blies
» (Coran, 18/23), « Mentionnez votre Sei­gneur avec
imploration... » (Coran, 7/55), « C’est par la Mention de Dieu que les
cœurs trouvent l’apaise­ment. » (Coran, 13/28), « Ô vous qui
avez cru ! Invoquez Dieu fréquemment ! » (Coran, 33/41). De même, le
Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - encourage les
fidèles dans plusieurs hadîths à pratiquer le dhikr comme dans ce
hadith quodsi où Dieu dit : « Celui que mon dhikr (ma mention)
préoccupe au point de ne pas m’adresser des demandes, je lui accorde
plus excel­lent que ce que j’accorde aux demandeurs », « L’être
humain n’accomplit aucune œuvre qui le sauve mieux du châtiment de Dieu
que le dhikr d’Allah, les singuliers (al Mufradun) ont la préséance. »
Les compagnons lui demandèrent : « Ô Envoyé de Dieu ! Qui sont les
singuliers ? » Il répondit : « Ce sont ceux et celles qui mentionnent
Dieu abondamment. », « Ne vous informerais-je pas de la meilleure de
vos actions et de la plus élevée dans les degrés que vous atteignez, de
la plus pure pour vos biens, de ce qui vous est plus profitable que de
donner l’or ou toute sorte de monnaie et de ce qui est meilleur pour
vous que le combat de vos ennemis au cours des grandes mêlées ? » Ils
dirent : « Si. » Il ajouta : « C’est le dhikr d’Allah. » Al Hassan a
dit : « J’ai demandé : « Quelle est l’œuvre la plus excellente, Ô
Envoyé de Dieu ? » Il répondit : « Que tu meurs alors que ta langue est
humide du dhikr de Dieu.» C'est dire que le dhikr est le meilleur moyen
dont dispose le croyant pour polir son cœur et le rendre transparent.
Dieu - qu’Il soit exalté- a dit : « En vé­rité, la prière évite
les turpitudes et tout ce qui est dé­sapprouvé. Et le dhikr
d’Allah est le plus grand » (Coran, 29/45).


Ainsi
la mention de Dieu peut avoir des effets qui portent plus loin que la
prière rituelle ou plutôt c’est une prière continue et c’est la
quintessence de la prière. En effet, le dhikr vise à se libérer de
l’insouciance et de l’oubli grâce à la présence continuelle du cœur
auprès de Dieu, et à l’attachement régulier de la langue à la pratique
du dhikr. Car lorsque le cœur excelle dans la pratique du dhikr, la
langue se tait et cesse de se mouvoir, mais lorsque le cœur tombe dans
la négligence et l’insouciance, la langue reprend le dhikr par habitude
et par application. Comme le dit le cheikh Ibn Ata-Allah al Iskandari
dans son livre « Miftah al Falah », le dhikr d’Allah est la clé de la
réussite et le flambeau des esprits par Faveur de Dieu. C’est le pilier
de la voie et le soutien des gens de la réalisation.


L’invocateur
ne cesse de pratiquer le dhikr avec la langue tout en s’efforçant d’y
être présent avec le cœur. S’il s’adonne à cette pratique et en prend
l’habitude, ses pensées ne l’assaillent plus, à tel point que le dhikr
du cœur fait corps avec celui de la langue, que la lumière du cœur
consume les passions et les diables, que son dhikr intérieur prend de
l’ascendant, affaiblissant de la sorte celui de la langue et que son
corps est pénétré par ses lumières. Son cœur se purifie des soucis et
se soustrait aux suggestions et aux assauts démoniaques. Il
de­vient ainsi le théâtre où surviennent les événements
spirituels (al wari­dat) et le miroir poli pour recevoir les
connaissances subtiles.


L’imam
al Ghazali indique que le dhikr comporte trois écorces qui enveloppent
successivement le noyau central. Elles ont pour unique valeur le fait
de communiquer avec le noyau central. L’écorce la plus extérieure
s’apparente au dhikr de la langue ; les deux autres s’assimilent au
dhikr du cœur. Comme il existe peu d’ouvrages consacrés entièrement au
dhikr, nous proposons au lecteur ce petit guide sur le dhikr ou
l’auteur Cheikh Abdel Kader Aïssa commence par expliquer les
différentes significations du mot arabe dhikr puis cite de nombreux
versets coraniques, des hadîths prophétiques et des propos des savants
musulmans attestant la parfaite validité du dhikr et son importance en
tant que forme d’adoration de Dieu. Il passe en revue ensuite les
différentes sortes de dhikr et leurs multiples formulations avant
d’évoquer les fruits et les résultats du dhikr ainsi que la mise en
garde contre son abandon et sa négligence, car comme le souligne Ibn al
Qayyim al Jawziya : « Nul doute que le cœur s’expose à la rouille comme
le cuivre, l’argent et d’autres métaux. Son polissage se fait au moyen
du dhikr. En effet, le dhikr ne se cesse de polir le cœur jusqu’à le
rendre comme un miroir brillant. Ainsi, s’il néglige le dhikr, il se
rouille et s’il le pratique, celui-ci le polit. La rouille du cœur est
provoquée par deux choses : l’insouciance et le péché, et son polissage
s’effectue au moyen de deux choses : la demande du pardon et le dhikr.
Aussi, chez celui qui passe la plupart de son temps dans l’insouciance,
la rouille ne cesse de s’accumuler dans son cœur. Si la rouille met du
temps pour s’agglutiner et s’accumuler, le dhikr est un excellent
décapant et un outil de tous les instants pour l’éliminer. »


Source Web Le Minaret
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