Soumission totale à Dieu et à Son Messager

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Message  *Nourelhouda* le Mar 4 Sep - 16:17

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
Dieu,
à Lui la Grandeur et la Gloire, dit dans Son Noble Livre en parlant de
Son prophète (Ibrâhîm) : ((Lorsque son Seigneur lui dit : ‘Soumets-toi
!’, il répondit : ‘Je me soumets au Seigneur des mondes’)) (Coran II,
131). Cette même idée parait dans d’autres Versets pour condenser la
vérité de toute la religion : ((La religion, aux yeux de Dieu, est
vraiment la Soumission)) (Coran III, 19) ; ((Le culte de celui qui
recherche une religion en dehors de la soumission n’est pas accepté.
Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout
perdu)) (Coran III, 85).

Le sens du terme « Islam »

Quel
est le contenu du terme « Islam » ? Dans son contenu intellectuel, le
terme « Islam » exprime le fait pour l’homme de se livrer entièrement à
Dieu, de sorte à n’avoir en lui rien de propre car il fait que toute sa
vie soit à Dieu. Pas d’ordre autre que l’ordre de Dieu, pas de
prescriptions autre que celles de Dieu.

A la lumière de ces
considérations, l’homme doit accepter tout ce que Dieu lui demande de
faire. Il ne doit hésiter devant aucune action. Dès qu’il reçoit
l’ordre de Dieu, il doit l’accepter sans discussion et sans hésitation.
Le Coran l’a exprimé à travers la parole divine qui dit : ((Lorsque
Dieu et Son Messager ont pris une décision, il ne convient ni à un
croyant, ni à une croyante, de maintenir son choix sur cette affaire))
(Coran XXXIII). Cela veut dire que lorsque Dieu prend une décision,
ordonnant aux hommes quelque chose ou leur prohibant quelque chose,
personne n’est alors libre de dire qu’il accepte ou qu’il refuse ;
personne n’a le droit d’hésiter dans cette situation. Dès que la
décision est prise par Dieu, l’homme doit s’incliner devant la décision
de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire.

Le Coran traite les
questions au sujet desquelles les hommes polémiquent autour de leurs
divergences, que celles-ci soient des différences d’opinion ou d’autres
différences comme dans les affaires personnelles, économiques,
politiques ou sociales. Dieu, le Très-Haut, s’est adressé à Son
Messager (P) pour lui dire que le signe de la foi est la soumission
absolue à Dieu et à Son Messager dans tout ce qu’ils décrètent. ((Non
!... Par ton Seigneur !... Ils ne croiront pas, tant qu’ils ne t’auront
pas fait juge de leurs différends. Ils ne trouveront plus ensuite, en
eux-mêmes, la possibilité d’échapper à ce que tu auras décidé et ils
s’y soumettront totalement)) (Coran IV, 65). Ils ne croiront pas, même
s’ils font la prière, le jeûne et le pèlerinage, tant qu’ils ne
t’auront pas fait juge de leurs différents, car cela n’est pas un
révélateur de la foi, cela n’est pas l’essence de la foi. Ils doivent
venir auprès de toi, si tu es en vie, ou se référer à ta loi vivante
après ta mort pour te faire juge de leurs différents et pour accepter
tout jugement que tu prononces même si ton jugement ne va pas dans le
sens de leur intérêt. C’est en cela que consiste l’Islam.

S’engager à aimer Dieu

Dieu,
à Lui la Grandeur et la Gloire, nous parle de l’indice de l’amour que
porte le Musulman à Dieu. Cet indice est-il dans la façon avec laquelle
l’homme s’adresse confidentiellement à Dieu en l’invoquant ? Est-il
dans la façon avec laquelle l’homme « courtise » Dieu (à la manière de
certains soufis et gnostiques) ? Ou bien il est dans l’engagement
pratique de l’homme à faire tout ce qui est ordonné par Dieu et à
éviter de faire tout ce que Dieu a déconseillé.

Dieu, le
Très-Haut, dit à ce propos : ((Dis : ‘Suivez-moi, /car la preuve de
l’amour que vous portez à Dieu est de Me suivre/ si vous aimez Dieu ;
/Si vous l’aimez sérieusement. Suivez-moi, non en ma qualité comme
personne mais en tant que je vous apporte le Message de Dieu.
Suivez-moi car je suis le Messager de Dieu chargé de communiquer Ses
enseignements et Ses instructions / Dieu vous aimera et vous pardonnera
vos péchés /alors votre action sera la preuve de l’amour que vous
portez à Dieu. Dieu est celui qui pardonne, Il est miséricordieux/ et
l’amour que Dieu vous porte se renouvellera et s’exprimera sous forme
de miséricorde et pardon)) (Coran III, 31).

Ce sens est affirmé
dans le Noble Verset qui dit : ((Dis : ‘Obéissez à Dieu et au Prophète.
Mais si vous vous détournez, sachez que Dieu n’aime pas les
incrédules)) (Coran III, 32). Il faut Lui obéir en obéissant à tous Ses
ordres qui constituent l’ensemble de l’Islam, de ses croyances, de ses
lois, de ses concepts et de toutes ses grandes lignes. Se détourner,
c’est-à-dire ne pas obéir à Dieu, équivaut à suivre la voie de la
mécréance sur le plan culturel et pratique.

Dans ce Verset,
Dieu, le Très-Haut, nous parle d’une partie des gens qui font la
prière, le jeûne et le pèlerinage et qui affichent leur adhésion à
l’Islam, mais qui ne sont pas fidèles à Dieu quant à leurs actions et
attitudes, qui ne se soumettent pas entièrement à Dieu, à Lui la
Grandeur et la Gloire, et à Son ordre. Ce phénomène est, peut-être, un
test, une épreuve qui est vécue par beaucoup d’entre nous. Au temps du
Prophète (P), beaucoup de gens suivaient cette voie et disaient qu’ils
croyaient en Dieu et en Son Messager. Ils prononçaient la profession de
foi, les Deux Témoignages, censée exprimer leur foi en Dieu et leur
reconnaissance qu’Il est Un et sans associé, ainsi que leur
reconnaissance du Prophète en tant que Messager de Dieu, en tant que
celui qui ((Ne parle pas sous l’empire de la passion)) (Coran LIII, 3).
Ils affichent leur obéissance à Dieu, mais ((Certains d’entre eux se
détournent ensuite /ils s’écartent de ce qu’implique cette
reconnaissance, cet engagement et ce témoignage/: Voilà ceux qui ne
sont pas croyants /car le croyant et celui qui ne se détourne pas de la
voie de l’Unicité, de la voie du Message et de la voie de l’obéissance
à Dieu/. Quand ils sont appelés devant Dieu et Son Prophète pour que
celui-ci juge leurs différents certains d’entre eux s’écartent,
/lorsque des problèmes surgissent entre l’homme et sa femme, entre
l’homme et son frère, entre un commerçant et un autre commerçant, entre
cette ligne politique et cette autre ligne politique et entre cette
partie sociale et cette autre partie sociale, et lorsque des problèmes
surgissent quant aux moyens de résoudre ces problèmes, ils n’acceptent
pas le jugement de la loi religieuse et demandent que leurs litiges
soient portés devant le tribunal civil. Ils acceptent le jugement de
l’un ou de l’autre dans la mesure où il va dans le sens de leurs
intérêts/. Mais s’ils avaient le droit pour eux, ils viendraient à lui
et ils se soumettraient / non pas parce qu’il est le jugement provenant
de Dieu, mais parce qu’il sert mieux leurs propres intérêts)) (Coran
XXIV, 47-48).

Le doute : Une maladie psychique qui atteint la foi

Lorsque
ceux-là disent qu’ils croient en Dieu, le Très-Haut, et en Son Messager
(P), ce qui n’est pas en accord avec leur conduite, Dieu leur dit :
((Leurs cœurs sont-ils malades ? ou bien doutent-ils ? Ou craignent-ils
que Dieu et Son Prophète ne les oppriment ? Non ! Voilà ceux qui sont
injustes)) (Coran XXIV, 50). La maladie dont il s’agit est qu’ils font
partie des hypocrites qui dissimulent la mécréance et affichent la foi,
ce qui est une maladie psychique qui atteint la foi et l’esprit. Cette
maladie peut engendrer en eux un doute en Dieu et en Son jugement, un
doute au sujet du Messager de Dieu et de son jugement. Sont-ils malades
ou bien pensent-ils que, comme l’injustice existe, il se pourrait que
Dieu les traite injustement. Mais, en réalité, Dieu ne traite personne
injustement. Cela est affirmé dans maints Versets comme celui qui dit :
((Nous ne l’avons pas lésés, ils se sont fait tort à eux-mêmes)) (Coran
XVI, 118). Ceux-là se traitent injustement eux-mêmes en traitant
injustement les autres.

Après cela, Dieu met en évidence ce
qu’est la voie de la foi à travers laquelle Il montre si ces Musulmans
sont vraiment des croyants sincères dans leurs paroles et dans leurs
actes : ((Lorsque les croyants sont appelés devant Dieu et Son Prophète
pour que celui-ci juge leurs différents, ils ne prononcent qu’une seule
parole : ils disent : ‘Nous entendons et nous obéissons’. Voilà ceux
qui sont heureux !)) (Coran XXIV, 51). Ceux-là obéissent à Dieu sans
aucune hésitation, sans aucun doute.

((Ceux qui obéissent à Dieu
et à Son Prophète, ceux qui redoutent Dieu et Le craignent : Voilà ceux
qui sont heureux !)) (Coran XXIV, 52).

Le jugement entre la loi divine et la loi civile

َ
A la lumière de tout cela, nous affirmons ce que nous avons dit au
début de notre discours : Que tu sois musulman c’est que tu obéisses à
tous les commandements de Dieu et que tu t’interdises de violer Ses
interdits. Beaucoup de Musulmans doivent le prendre en considération
surtout en ce qui concerne les affaires qu’on porte devant les
tribunaux. Il se peut qu’on prononce un jugement différent que celui de
Dieu ((Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a révélé sont les
mécréants)) (Coran V, 44). par exemple quant il s’agit des jugements
légaux dans le domaine de l’héritage où la part du mâle équivaut au
double de la part de la femelle. Mais pour la loi civile, la part du
mâle est égale à celle de la femelle, et certains pourraient rejeter le
jugement légal et suivre celui de la loi civile. Ainsi si la femme
prend son droit conformément au jugement de la loi civile, c’est-à-dire
la moitié de l’héritage, la moitié de ce qu’elle prend est considérée
aux yeux de la loi musulmane comme usurpée et illicite.

Il en
est de même pour tous les jugements prononcés par la loi civile et qui
vont à l’encontre des jugements de Dieu, à Lui la Grandeur et la
Gloire. Ceux qui le font sont considérés comme déviants et seront
châtiés par Dieu. Cela veut dire que ceux-là ne pratiquent pas l’islam,
car l’Islam c’est se confier à Dieu dans toutes les affaires. Tous les
frères et toutes les sœurs doivent penser à cela, le respecter et
savoir que la vie de ce monde-ci ne vaut rien par rapport à la vie de
l’Autre monde et qu’ils seront conduits demain devant Dieu pour
répondre au sujet de tout ce qu’ils auront obtenu dans ce monde sans en
avoir le droit, demain , ((Le jour où ni les richesses, ni les enfants
ne seront utiles, sauf pour ceux qui iront à Dieu avec un cœur pur))
(Coran XXVI, 88-89), demain lorsque le Crieur appellera ((Arrêtez-les !
Ils vont être interrogés)) (Coran XXXVII, 24). Que chacun de nous
prépare des réponses aux questions qui lui seront posées par Dieu qui
connaît toute chose.

Sur la base de ces considérations, les
croyants doivent, lorsqu’ils se présentent devant les tribunaux,
s’instruire pour connaître ce qu’est le jugement et ce qu’est le droit
que leur reconnaît la loi divine. Ils ne doivent pas se laisser guider
par leurs ambitions et par leurs propres intérêts, car en gagnant de
l’argent ou une situation dans ce monde-ci, ils perdront dans l’Autre
monde.
*Nourelhouda*
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